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Capitalisme

Dollar

Les crises  qui secouent depuis ses origines le capitalisme ambiant sont très excitantes intellectuellement. Elles soulignent la cupidité individuelle des humains et leur incapacité à répartir les richesses entre eux de manière équitable. Malgré tout, il ne faut peut être pas ranger toutes les montagnes de richesses dans le même sac. Certains milliardaires comme Warren Buffet ou Bill Gates sont parfois grassement philanthropes. En revanche, les grandes sociétés multinationales qui ne sont pas possédées par des milliardaires le sont rarement, ou de manière relativement limitée pour soigner leur image. Elles sont en effet dirigées par des gestionnaires – très (trop ?) bien payés – dont l’unique mission est d’augmenter les profits d’une nuée d’actionnaires ou de sociétaires [Toute personne qui consomme ou possède un compte en banque y participe indirectement]. Cette dilution d’humanité et de responsabilité mériterait d’être encadrée par des lois. Mais qui donc peut promouvoir des lois planétaires ?

2 Comments

  1. Adrien Hardy 2011-08-26

    J’ai l’impression que le problème n’est pas vraiment la théorie du système capitalisme comme je la comprends, à savoir un principe d’actions (en soi, pouvoir investir dans une entreprise naissante, idéalement dans le but de créer du développement, est plutôt une bonne chose), mais plutôt dans son application pratique : Peut-être que je me trompe, mais j’ai le sentiment que de nombreuses crises économiques ont connues comme point de départ une situation de panique (je pense en particulier à la Grèce, mais aussi aux chocs pétroliers), où les actionnaires ont massivement déplacés leurs investissements suite à un changement de situation soudain, l’effet boule de neige ayant fait le reste. Un mini exemple reste la fameuse boulette de G. W. bush (http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/1825593.stm). Qu’en serait-il si les cours boursiers n’étaient pas actualisés en temps réel (comme c’est le cas à Wall Street), mais mensuellement ? Un peu plus de stabilité nous ferait du bien, et je crois que le rôle joué par l’information médiatique à quelque part plus de poids que les réels choix économiques de nos dirigeants, qui pourraient faire des lois. Une censure médiatique concernant les fluctuation boursières ? A l’heure des agence de notation indépendantes, c’est pas gagné…

  2. Djalil Chafaï 2011-08-26

    J’aime bien l’idée du ralentissement moi aussi.

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