<Chapter>
<Title>Compilation et installation </Title>

<Para>
La licence qu'avait choisie Dan Bernstein pour <ProductName>qmail</ProductName>
a longtemps interdit les distributions binaires sans son approbation préalable.
<ProductName>qmail</ProductName> a donc été disponible uniquement sous
forme d'archive source non modifiée.
Une myriade de patchs d'origines diverses implémentant certaines
fonctionnalités supplémentaires étaient alors disponibles.
</Para>

<Para>
À la fin de l'été 1998, Dan Bernstein a enfin décidé d'autoriser les 
distributions binaires sans approbation préalable mais sous certaines 
conditions bien précises, voir
<ULink URL="http://pobox.com/~djb/qmail/dist.html">
            http://pobox.com/~djb/qmail/dist.html</ULink>.
Espérons que les distributions Linux proposeront à l'avenir 
d'installer <ProductName>qmail</ProductName> comme messagerie à
l'installation, comme elles le font déjà pour
<ProductName>smail</ProductName> et <ProductName>sendmail</ProductName>. 
</Para>

<Para>
À l'heure actuelle, je ne connais pas de distribution
<ProductName>Linux</ProductName> qui fournisse un
paquetage binaire de <ProductName>qmail</ProductName>.
Il va donc falloir compiler les sources.
</Para>

<Para>
Quelque soit la méthode que vous utilisez pour l'installation,
il vous faudra ensuite faire très attention aux droits d'accès aux
répertoires personnels des utilisateurs. En effet, le MDA
<Application>qmail-local</Application>
refusera de livrer le courrier à un utilisateur dont le répertoire personnel
est autorisé en écriture pour le groupe ou pour tout le monde. Idem pour le
bit «sticky». La même remarque s'applique aux fichiers
<FileName>.qmail*</FileName>.
</Para>

<Sect1>
<Title>Par paquet source </Title>

<Para>
Des paquets sources existent pour certaines distributions
<ProductName>Linux</ProductName>, c'est le cas de la
<ProductName>Debian GNU/Linux</ProductName> et la
<ProductName>RedHat Linux</ProductName>.
Cette méthode d'installation est recommendée dans la mesure ou les
paquets en question sont censés être le mieux adaptés possible à
votre distribution. D'un autre côté, vous trouverez rarement la dernière
version en paquet source.
</Para>

<Para>
L'installation se déroule alors en trois étapes :
installation du paquet source, compilation du paquet source et
obtention du paquet binaire, installation du paquet binaire et
suppression du paquet source.
</Para>

<Para>
Notons que pour l'instant, <ProductName>qmail</ProductName>
n'écoute ni le port 25 (SMTP), ni
le port 110 (POP3). La mise en place du support de ces protocoles fait
justement l'objet du <XRef LinkEnd="services">.
</Para>

</Sect1>

<Sect1>
<Title>Sans paquet source</Title>

<Para>  
Si aucun paquet source n'existe pour votre distribution, vous devez
récupérer les sources de <ProductName>qmail</ProductName> sous forme d'archive.
La suite de cette section ne concerne que la compilation à partir
de l'archive.        
</Para>

<Para>      
Vous trouverez l'archive dans toutes les bonnes crèmeries FTP
de la planète. Rien ne vous empèche non plus de la récupérer 
sur le site même de <ProductName>qmail</ProductName> 
<ULink URL="http://www.qmail.org/">http://www.qmail.org/</ULink> 
ou l'un de ses nombreux miroirs.
</Para>

<Para>
Récupérer et décompresser l'archive est un jeu d'enfant.
Il convient ensuite de lire le fichier <FileName>INSTALL</FileName> et
d'exécuter les étapes qui y sont décrites pas à pas.
</Para>

<Para>
La première chose à faire avant la compilation est sans doute d'éditer
le fichier <FileName>conf-qmail</FileName> pour éventuellement modifier les
réglages par défaut comme par exemple le répertoire
<ProductName>qmail</ProductName>.   
<FileName>/var/qmail/</FileName>.
La mise en place des utilisateurs et groupes de
<ProductName>qmail</ProductName> est elle
aussi capitale.
Les réglages se font dans les fichiers <FileName>conf-users</FileName> et
<FileName>conf-groups</FileName>.
La distribution
<ProductName>Debian GNU/Linux</ProductName>
intègre déjà les utilisateurs/groupes
<ProductName>qmail</ProductName>, l'installation n'en est que facilitée.    
</Para>

<Para>
Une fois la compilation et l'installation faites, il vous faut mettre en place
un script de lancement/arrêt automatique dans
<FileName>/etc/init.d/</FileName> ou encore
<FileName>/etc/rc.d/init.d/</FileName> selon votre distribution.
Il en existe plusieurs, ils dépendent des spécificités de votre installation.
En gros, ils font tous la même chose : lancer
<Application>qmail-start</Application> avec de bons paramètres et récupérer
son PID. 
Vous lirez avec profit la page de manuel de
<Application>qmail-start</Application>.
</Para>

<Para>
Notons que pour l'instant, <ProductName>qmail</ProductName>
n'écoute ni le port 25 (SMTP), ni
le port 110 (POP3). La mise en place du support de ces protocoles fait
justement l'objet de la section suivante.
</Para>

</Sect1>

</Chapter>





